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Les écoles ont repris au Nouveau-Brunswick malgré la pandémie de la COVID-19

par Cédric Ayisa - 11 septembre 2020   613 vues   6 min
Les écoles ont repris au Nouveau-Brunswick malgré la pandémie de la COVID-19

Propos vérifié

Les écoles ont repris au Nouveau-Brunswick malgré la pandémie de la COVID-19

Verdict

Exact (soutenu par des preuves et des faits; marge d’erreur acceptable)

Le 8 septembre 2020, un article du journal Global News titrait que les écoles ont repris au Nouveau-Brunswick, malgré la pandémie de COVID-19. Cette information est exacte.

Quels sont les enjeux ?

La pandémie COVID-19 a transformé non seulement le système éducatif, mais aussi le fonctionnement des familles au Canada et ailleurs. La fermeture des écoles et le transfert des cours vers internet ont obligé les élèves et les enseignants à faire une transition rapide et, pour plusieurs, pénible. Les parents, en plus de s’adapter au télé-travail, doivent également s'occuper des enfants qui s'ennuient de leurs amis, de l’encadrement scolaire et de leurs habitudes quotidiennes.

Au Canada, plus de 5 millions d’élèves sont inscrits dans les écoles primaires et secondaires publiques. Avec la situation de la COVID-19, le retour en classe inquiète les parents et le corps professoral à cause des risques auxquels tous s’exposent. Au Nouveau-Brunswick, les cours ont repris au début du mois de septembre, comme dans plusieurs autres parties du pays. Le nombre de cas positifs dans la province est relativement bas comparé à d’autres provinces au pays : en date du 10 septembre 2020, il y avait eu 193 cas confirmés, dont 188 sont guéris et 2 décès. Le retour en classe nécessite un suivi accru des précautions et des lignes directives, qui varient d’une province ou d’un territoire à l’autre.

Pourquoi le retour à l’école suscite-t-il autant d’opinions et de débats ? C’est une question d’équilibre entre risques et bénéfices et tout le monde n’a pas la même compréhension ni la même tolérance au risque.

Les risques sanitaires

Les risques sanitaires du retour à l’école des enfants sont généralement divisés en trois catégories. Le risque pour les enfants d’attraper et de propager le virus de la COVID-19 entre eux, et de tomber malade. Le risque pour le personnel scolaire de transmettre le virus aux enfants. Et le risque pour les enfants de transmettre le virus aux enseignants et autre personnel scolaire, ainsi qu’à d’autres personnes dans leur entourage immédiat.

Au début de la pandémie, on pensait que les enfants étaient moins contagieux que les adultes, car ils présentaient des symptômes plus légers ou étaient même asymptomatiques. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les enfants peuvent contracter la COVID019. Cependant, ils seraient moins susceptibles que les adultes de tomber malade et de mourir. Tel qu’expliqué dans un de nos articles, les enfants peuvent également transmettre le virus à d'autres personnes, incluant leurs camarades de classe. Mais ceux-ci ont également moins de manifestations graves de la maladie. C’est un argument qu’on entend souvent de la part de ceux qui sont en faveur du retour à l’école en personne.

Ce qui rend le retour en classe des enfants plus complexe, c’est le risque que des enfants qui ont contracté la COVID-19 et n’ont aucun symptôme transmettent le virus aux enseignants et au personnel scolaire, lorsque les cours sont donnés en classe et, surtout, qu’ils le ramènent à la maison.

Des études démontrent qu’à partir de l’âge de 10 ans, les enfants sont aussi contagieux que les adultes. Quiconque a des enfants sait combien de fois, au cours d’une année, un enfant peut transmettre un virus à ses parents, qu’il s’agisse de virus respiratoire ou autre. Certains enseignants, parents ou grands-parents pourraient avoir des conditions sous-jacentes et tomber gravement malades, ou mourir de la COVID-19.

Les écoles représentent donc des lieux de contamination potentiellement à haut risque pour les élèves, les enseignants, les parents et la communauté. C’est d’ailleurs pour cela que selon Sickkids, la réouverture des écoles, en plus de dépendre du respect des mesures des autorités sanitaires, dépend aussi du rythme de transmission communautaire existant.

Risques de santé mentale pour les enfants

Des questions entourant la santé mentale des enfants et la COVID-19 ont été soulevées au début de la pandémie. La transition vers les cours en ligne, la fermeture des garderies, des écoles, des centres de loisirs et des terrains de jeux peuvent avoir, selon les experts, des conséquences néfastes sur la santé physique et mentale des enfants.

Une étude de Children's Mental Health Ontario a révélé que 34% des parents en Ontario ont déclaré que la santé mentale de leur enfant s'était détériorée après la fermeture des écoles et plus 59% des parents ont remarqué des changements de comportement chez leurs enfants, allant de crises ou d'une irritabilité extrême à des changements drastiques d'humeur, de comportement ou de personnalité et à des difficultés à dormir/une altération des habitudes de sommeil ainsi qu'une tristesse persistante, etc.

Désormais, avec la rentrée des classes, l’inquiétude revient. L’intégration des nouvelles règles dans les écoles peut être une source d’anxiété et de stress pour certains élèves. À ce propos, les autorités canadiennes ont mis en place des ressources pour aider les plus jeunes à surmonter la situation.

Risques de retard éducatif chez les enfants

Le gouvernement du Canada souligne que les changements dans les écoles ont le potentiel d'entraîner des lacunes dans l'éducation et d’avoir d'autres conséquences sur de nombreux enfants, surtout ceux provenant de milieux défavorisés. Parmi ces enfants, il y a ceux et celles qui dépendent des repas à l’école, reçoivent des services de consultation, vivent dans des situations de violence ou d'abus domestiques, sont handicapés et comptent sur la garantie d’une éducation et d’un soutien social pour préserver leur santé et assurer leur inclusion dans la communauté. L’école représente par conséquent un lieu de socialisation, d’apprentissage, mais aussi la promesse d’une vie décente.

Risques économiques pour les parents

D’un point de vue économique, lors de la fermeture des écoles, les parents ayant de faibles revenus n’ont pas pu maintenir l’équilibre entre leur travail et l’éducation de leurs enfants à la maison et en ligne. Avec le retour en classe, la plupart de ces parents acceptent d’envoyer leurs enfants à l’école par manque d’options. Le retour à l’école des enfants représente également une augmentation de la productivité et un regain économique pour le pays.

Recommandations

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en place des lignes directrices pour permettre aux États de rouvrir les écoles pendant la pandémie. Cependant, les mesures doivent être adoptées en fonction de la situation de chaque région. Au Canada, chaque province et territoire a élaboré un plan de réouverture des écoles. Au niveau national, le gouvernement fédéral a également émis des recommandations permettant de limiter les risques de propagation du virus de la COVID-19 et de mieux accueillir des élèves et les enseignants en toute sécurité.

Notre objectif est de vous fournir des faits vérifiés aussi exacts et à jour possible. Si vous pensez que nous avons fait une erreur ou que nous avons omis des renseignements importants, veuillez nous contacter.

  • 07 octobre 2020

    Dans un document portant sur le port du masque chez les enfantsl'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), prenant en compte des facteurs tels que les besoins psychosociaux des enfants et les stades de leur développement, ont déclaré que les enfants âgés de 5 ans et moins ne devraient pas être obligés de porter un masque, pour des raisons de sécurité. De plus, les enfants souffrant de troubles du développement, de handicaps ou autres problèmes de santé ne devraient pas non plus être obligés de porter un masque. À ce propos, l'OMS et l'UNICEF suggèrent une approche au cas par cas. 

    Quant aux enfants de 6 à 11 ans, la décision de les obliger à porter un masque doit se baser sur des facteurs tels que le risque de transmission communautaire, la capacité de l'enfant à utiliser un masque de façon appropriée et sécuritaire, la disponibilité et l'entretien des masques, le développement psychosocial, ainsi que les interactions de l'enfant avec d'autres. 

    Pour les enfants de 12 ans et plus, la question ne se pose pas. Il est recommandé que ceux-ci portent un masque dans les mêmes conditions que les adultes, en particulier lorsqu'ils ne peuvent pas respecter une distance d'au moins un mètre avec les autres et que la transmission communautaire est répandue. Cependant, lorsque les enfants font du sport ou jouent, ils ne doivent pas porter de masque, afin de ne pas perturber leur respiration. 

    Malgré ces recommandations sur le port du masque par les enfants, l’OMS recommande de tout de même consulter les directives des autorités locales et de s’y conformer pour lutter contre la propagation de la COVID-19. 

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